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Mohand Aït MokraneBiographieCheikh El Mokrani est l'un des principaux leaders des révoltes populaires survenues au XIXe siècle après la conquête française en Algérie en 1830. Mohand Aït Mokrane (de son nom exact) est le fils d'Ahmed El-Mokrani, un des gouverneurs de la région de Medjana située dans les hauts plateaux. Après la mort d'Ahmed El-Mokrani, les autorités françaises désignèrent à sa place son fils Mohamed El-Mokrani comme « Bachagha ». A la suite de quelques désaccords avec les autorités françaises, il démissionna de son poste en mars 1871. C'est dans cette même année que Mohamed El-Mokrani se révolta contre les Français en menant son armée jusqu'à Bordj-Bou-Arreridj avec l'aide de son frère Boumezreg , de son cousin El Hadj Bouzid et de Cheikh El Haddad de Seddouk Ouffela dans le département de Bougie, qui s'était joint à cette révolte. Après avoir mené un dur combat, Mohamed El-Mokrani meurt le 5 mai 1871. Sa tombe se trouve à Ath Abbes (El Kelâa). Sous le commandement de son frère Boumezreg, la révolte se poursuivit jusqu'au 20 janvier 1872, date de son arrestation. La révolte des MokraniEn 1870, un notable algérien, Mohand Amokran, surnommé par les arabes Cheikh El Mokrani, est rétrogradé au titre de bachagha pour avoir soutenu la révolte du Cheikh Bouaquaz, un proche de son père, en 1864-1865.
Est complètement fausse, par contre, l'assertion répandue selon laquelle le décret Crémieux du 24 octobre 1870, attribuant la citoyenneté aux juifs d'Algérie, aurait été la cause de la révolte kabyle. On sait cela par Mokrani lui-même, puisque sa lettre exposant les causes de sa rébellion au général Augerand ne contient pas la moindre allusion à ce décret.Cette légende a, en réalité, été inventée par les Européens et militaires locaux, hostiles à cette accession d'indigènes à la citoyenneté. Après avoir d'abord soutenu sous l'Empire cette réforme propre à renforcer la présence française en Algérie, par les voeux concordants de leurs 3 conseils généraux (d'Alger, Oran et Constantine), ces Européens ont réalisé que cette première mesure de décolonisation, bien que limitée, risquait de constituer, pour la suite, un précédent invocable par les musulmans. Les milieux colonialistes ont donc dès lors, tenté de faire abroger le décret Crémieux, en accusant cette réforme d'avoir prétendument été la cause de la révolte indigène,et furent relayés ensuite par l'extrème-droite métropolitaine et les meneurs antisémites qui ont propagé ce mythe jusqu'à nos jours. Au demeurant cette légende était d'autant plus ridicule qu'en 1871 les musulmans d'Algérie lisaient peu, et encore moins les décrets métropolitains, et que, d'autre part, les élites indigène savaient que tout musulman désireux d'accèder à la citoyenneté française, pouvait l'obtenir, en vertu du sénatus consulte de 1865, à la seule condition de renoncer à son état civil coranique, en adoptant, lui-aussi, le régime normal d'état-civil français(laïc), comme venaient de le faire les Juifs, rabbins en tête. Cette fausse allégation n'en fût pas moins exploitée entre 1940 et 1943, sous le régime de Vichy, comme prétexte pour justifier le retrait par Pétain, puis Giraud de la citoyenneté française des juifs d'Algérie, dans le même temps qu'ils les soumettaient à toutes les lois racistes d'inspiration hitlérienne. Ajoutons qu'alors les patriotes algériens, Ferhat Abbas et Me Boumendjel, donnèrent une leçon de dignité aux autorités collaborationnistes, en refusant de cautionner cette mesure inique. Quoiqu'il en soit, la révolte des spahis, fût amplifiée à partir du 16 mars 1871 par sa prise en main par Mokrani, dont l'influence était très forte. Elle constitua fût la plus importante insurrection et la dernière d'Algérie durant l'occupation française. Le mouvement soulève 250 tribus, près du tiers de la population algérienne. La plupart des villes et des villages de Kabylie et des Hauts-Plateaux sont pillés. Les insurgés sont contraints à la reddition après l’attaque de la Kabylie par les Français. Ils sont arrêtés à l’Alma le 22 avril 1871, et le 5 mai le bachaga El Mokrani mourut au combat près de l’oued Soufflat. Les troupes françaises (vingt colonnes) marchent sur Tizi-Ouzou, Dellys et Draâ El Mizan. Le cheikh Haddad et ses fils se rendent le 13 juillet, après la bataille d'Icheriden. L’insurrection ne prend fin qu’après la capture de Bou-Mezrag, le 20 janvier 1872. La répression fût très sévère et se traduisit, une fois matée l'insurrection, par de nombreux internements et déportations en Nouvelle-Calédonie, mais aussi par d'importantes confiscations de terres, qui ensuite ont obligé de nombreux kabyles à s'expatrier. Notes
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